La monnaie corse au temps de Pascal Paoli

Les frappes se faisant à l'aide d'un marteau et manuellement. Chaque pièce était posée sur « un ceppu », en Français « le ceppeau », nom ancien désignant l'enclume, équipe d'un coin fixe gravé en creux. Le batteur frappant sur un trousseau (coin mobile gravé en creux) marquant de ce fait chaque pièce de métal prise entre le ceppu et le trousseau aussi bien à l'avers qu'au revers. Le Général Paoli abandonnant ce système archaïque, en l'atelier monétaire de Murato, fit employer les technique moderne de l'époque, c'est-à-dire le laminoir, l'emporte pièce, la presse à balancier, la machine à créneler. La « Zecca de Paoli » disposa d'une première presse à balancier, achetée d'occasion « in Terra Ferma », puis d'une seconde flambant neuf. L'entrée en activité de l'hôtel des monnaies de la Corse fut officiellement effective le 26 février 1763. Pour constituer une réserve de métaux monnayable, fin 1762, il fut décidé d'imposer  «pour une fois seulement » i Pievani, curés et tout autre ecclésiastiques pourvus d'un bénéfice. Chaque paroisse serait tenue de verser une livre de poids d'argent, 100 livres de cuivre ou la somme forfaitaire de quatre vingt livres. En outre, 20 soldi de redevance annuelle furent prélevés a chaque « feu » Pour pouvoir faire frapper monnaie, Pascal Paoli fit lever les impôt qui évidemment étaient compris par la population. A Olmi Capella par exemple, en Haute Balagne, personne ne veut acheter « le pain du général » impôt spécialement crée pour remplir les caisses de l'état ? Les villageois écopent d'une amende de cent livres, mais refusent de payer.

Les pêcheurs de Biguglia, également soumis à une redevance versant 1/5e de leur revenu, et l'Etant d'Urbino est affermé 418 livres pour un an.

De nouveau impôt sont rétablis, tel la gabelle et d'autres rentrées d'argent plus étonnante sont enregistrées sous forme d'amendes importantes, perçus en remise de peine lors d'un crime ou pour non dénonciation de meurtrier. Il fut ainsi obtenu la libération de bandits contre le versement de caution. Ce système, précurseur à l'époque, existe encore de nos jours dans de grand pays comme les Etat Unis et il semblerait même que la tendance soit à la généralisation du procédé.

La petite Histoire de Zecca fut marquée au début 1764 par les conséquences du paysage d'un voleur ouvrier spécialise en fuite, vite remplacé par un « homme de l'art » embauché à l'etranger.

La fabrication des monnaie commença, il y en eut 2 sortes :

1e les monnaies d'argent

2e les monnaies de billon (alliage de cuivre de plomb et d'argent n'atteignant pas la valeur faciale de la pièce)

Les pièce  de 4 soldi, 2 soldi, 1 soldo et 8 denari étaient en billon et auraient dû subir un traitement de blanchiment par bain. Mais de nos jours très rare sont les monnaie qui sont arrivée jusqu'à nous avec cette couleur argentée. Pascal Paoli ayant donc remis en place « le Zecca », on compte 22 types de monnaie, mais plus de 50 variantes. Le degré de rareté n'est pas proportionnel aux nombres d'années de fabrication, nous avons pour exemple la 8 denari beaucoup plus rare que le 1 soldo…

Voila un très mince aperçu de l'histoire corse raconté au travers de ses monnaie.

Évidemment cette époque fut une période charnière dans l'histoire de la Corse. Pour qu'un pays existe il lui faut en effet une constitution et faire fonctionner le tout un trésor public. C'est ce que le Général Pascal Paoli s'est efforcé de faire. (D'après Henri Parsi).

 



Article ajouté le 2008-07-03 , consulté 92 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Pascal Paoli "

Retour aux articles


Parrainé par propriétaire récoltant